
Anjela DUVAL,
écrivain paysan breton (1905-1981)
Elle a mené une vie simple, laborieuse, droite, toute rayonnante d'un amour authentique et passionné pour la terre, ses ancêtres et la Bretagne.
Fille de la terre, elle avait une grande tendresse pour tous les animaux, pour les fleurs et la nature." La première musique que j'entendis fut certainement le chants des oiseaux" dit-elle dans ses mémoires.
Fidèle à la terre, elle le fut aussi aux vertus ancestrales et à la foi de son enfance. Foi tranquille et profonde où elle puisa sa philosophie.
Par affection pour ses parents, elle renonça à poursuivre les études qu'elle eût aimées, puis à se marier et se consacra totalement au travail de la petite ferme de Traon-an-dour au Vieux Marché, cadre de sa vie entière.
La conscience de l'utilité de sa peine lui faisait éprouver un vrai bonheur: "J'ai toujours été à ma place" reconnaît-elle.
La mort de ses parents la plonge dans une profonde tristesse dont elle triomphe en réalisant son rêve secret : écrire.
A 55 ans elle se met à approfondir et écrire le breton.
Anjela Duval est l'auteur de quatre recueils de vers:
Barzhonegoù all (d''autres poésies ', Hor Yezh, 1973);
Hiboud al Leger ( Skol, 1973)
Barzhonegou Nevez ('nouvelles poésies ', Hor Yezh, 1974),
Traoñ an dour('le bas de l'eau '- 1982, Al Liamm).
Kan an Douar (chanson de la terre), édité en 1973 est son meilleur livre connu, il a recu le prix Yan Ber Kalloc'h en 1973 .